L’Halloween, c’est pas ma tasse de thé. Je suis du type contemplative plutôt que active. J’aime admirer les créations des autres. Je suis remplie d’admiration devant la créativité des costumes et des décorations déployées, mais y mettre moi-même du temps et de l’énergie… meh! Pas tant. Puis si on prend en compte que je n’aime pas les films d’horreur, on voit bien que ce n’est pas un bon fit.
J’aime le chocolat par contre, ça oui!

Et j’adore voir mes enfants se costumer. Ils y prennent plaisir à l’année. Le trio avait même organisé une pièce de théâtre avec Papa pendant une virée dans le bois de deux jours, avec ma partenaire de plein-air favorite. J’en avais été toute émue!
D’ailleurs, il y a quelques semaines, la Triade a dévalisé leurs trois cousin.es [oui, ça marche à coup de trio autour de nous, je vous raconterai un jour] de tous leurs costumes trop petits ou désuets. J’aime bien aussi leur trouver des accessoires à l’année dans les friperies. Alors, ils ont pu se déguiser à leur guise dans une panoplie de costumes différents, adaptés à chaque température. [On se rappelle tous qu’il faisait 20 degré à Montréal samedi dernier!]
L’homme aussi aime beaucoup l’Halloween. Il met beaucoup d’énergie à trouver son costume. Il va même jusqu’à raser sa barbe pour garder la moustache. [au secours!] Quel dévouement! D’année en année, nos décorations de maisons se diversifient et complexifient. Nous avons la chance inouïe d’être dans une ruelle vraiment motivée, c’est très inspirant. Il a même simulé un accident de voiture qui a été répertorié par LaPresse. De mon côté j’embarque avec mes talents de couturière et brodeuse pour fabriquer un ajout à chaque édition. Lentement, mais surement, la fièvre de la fête m’emporte.
Cette année, j’ai eu l’envie d’aller un peu plus loin, mais sans trop me donner la peine quand même. Je me suis dit: ah ben voilà! je vais me déguiser en momie! Une momie mom, c’est trop parfait, gratuit et si simple… J’ai pris de vieux morceaux de tissu blanc qui s’empoussiéraient dans mon armoire à couture depuis longtemps. Zip zoup zoup, j’ai découpé des bandelettes, cousu ça ensemble pour en faire trois très longues. Mais comme je faisais les bordures, pouf, mon aiguille a cassé. Et là, j’étais en retard, alors au yable la finition, je me suis enroulée ça rapido presto [c’était loin d’être rapide finalement], parce que oui, j’ai vraiment sous estimé la complexité de la momification.
Bref! Je sors, samedi en fin d’après-midi, rejoindre la fête de la ruelle. Honnêtement, je ne pense même pas avoir fait trois pas que déjà mon costume se désagrégeait sur moi. La gravité tirant les bandes à mes chevilles et mes poignets. Le tissu s’effilochait juste à le regarder. C’était loin d’être le résultat que j’avais en tête. Après avoir refait l’entortillage à quelque reprise, c’était suffisamment bon pour le moment. Mais j’étais déçue. J’allais devoir travailler plus fort.
Le soir, ça m’a pris une éternité me dérouler de ça. Mais il me restait toujours dimanche pour perfectionner mon costume en prévision de la grande tournée. Je me suis donc installer quelques heures devant ma machine [que j’ai réparé deux fois] et j’ai fini par finir la finition de toutes mes bandelettes. C’était mieux.

Pendant que mes mains dansaient avec la machine à coudre, je revoyais ma mère faire les même gestes jadis. En secondaire 3, j’avais performé Thriller en spectacle de danse… déguisée en momie. Elle avait cousu pas un, mais bien 2 costumes, pour mon amie aussi. Elle a planifié, découpé, mesuré, cousu, altéré, repassé, pinné, cousu encore, décousu surement, collé au fer je pense. Bref! un énorme travail. Colossal même. Des heures de labeur pour une danse de 3 min 22.
Du même souffle, je me revois, moi, l’ado avachie, ingrate, soupirant par tous les pores de sa peau l’ultime agacement de devoir prendre et reprendre des mesures. Encore! Quel dérangement dans ma misérable vie. Je devais surement rien faire de pertinent à par, peut-être, lire Harry Potter. Je me revois maintenant avec mes yeux de mère et je n’en reviens pas haha! Avoir été ma propre mère, je me serais pitchée par la fenêtre. Oh lala que je n’ai pas hérité de la patience de cette femme. Pour le costume de momie comme
l’attitude de marde de ma progéniture.
Alors, c’est avec un respect renouvelé que j’ai terminé mon costume de momie. Du moins je le pensais… J’avais prévu déjouer la gravité avec des épingles à couche quand un collègue m’a donné sa recette magique [faufiler les bandelettes le long de mes vêtements] pour un résultat optimal. J’ai trouvé ça génial comme façon de faire!
Meh! Pas tant l’énergie. J’ai préféré laissé faire le dernier mille et m’en tenir à ma façon. La vérité, c’est que j’ai manqué de temps. J’ai préféré aller à mon yoga hebdomadaire plutôt que de passer une soirée en tête à tête avec mon aiguille. Le résultat était mieux que samedi, mais clairement pas à 100% ce que j’aurais pu faire. Ça me convient parfaitement! On se rappelle que je n’aime pas tant Halloween quand même. C’était suffisamment bon.
Avec tout ça, je ne vous ai même pas parler de mes biscuits ratés.
Ce sera pour une autre fois!
