C’est une splendide journée automnale. La lumière est magnifique, douce, enveloppante. Les feuilles, encore aux arbres, diffusent le soleil étonnamment chaud. Celles tombées au sol, jouent une jolie mélodie sous les pneus de mon vélo. C’est grisant de traverser la ville aussi légère. Ce qui est excitant surtout, c’est que je m’en vais choisir une nouvelle laveuse.
Ainsi se termine, dans la joie et l’allégresse, une épopée titanesque. Une trilogie infernale de bris de laveuse dans les moments les plus inopportuns.
Tout à commencer quand j’étais un gros duplex, enceinte jusqu’à la gorge. À l’époque, nous avions profiter du chantier du sous-sol (nous n’avions pas prévue abriter autant d’humains sous le même toit) pour changer nos électros. Je me souviens d’avoir choisi la meilleure option pour gérer 3 mini paires de fesses aux couches lavables. J’imaginais la catastrophe si la laveuse venait à briser. J’avais alors naïvement pris la garantie prolongée. Je me disais: ah! ça va me garantir une laveuse! Parce que je ne pourrai pas m’en passer, c’est certain.
Je ris, mais je ris! en repensant à ma douce innocence.
La vie suivit son cours normale pendant quelques années avant que tout bascule. Par un banal jour d’été, il y a deux ans, la laveuse a rendu l’âme. La carte-mère, à boutte, a démisionné. La garantie étant ce qu’elle est, j’ai dû attendre après la réparation. Eh non! on n’offre pas de laveuse de courtoisie madame, faudra patienter quelques semaines le temps que tout ce règle.
Ce n’aurait pas été dramatique, si les enfants n’avaient eu la brillante idées de ramener des poux à la maison. Comme c’est cocasse non? Exactement comme j’avais besoin de faire 18 000 lavages à l’acide, je n’avais pas de laveuse. Pour ajouter une petite saveur à l’anecdote, il faudra changer la même pièce 4 fois en brisant la tête de ma laveuse au passage avant que la réparation finale ne fonctionne véritablement. Je n’ai pas de mot pour décrire mon niveau de détresse et de abouttisme. Nous avions été a un cheveux d’exiger un remplacement. Mais, finalement on à plutôt pencher sur le bien-être de la planète. Tant qu’à jeter, aussi bien réparer, ça fait toujours ça de moins dans le dépotoire.
Je ris, mais je ris! en repensant à ma douce naïveté.
Après un sursis de moins de 2 ans, voilà que la laveuse démoniaque recommence. Un bruit inquiétant métallique est de sinistre augure ce matin-là. Un TOC mélodramatique retenti, puis c’est la fin. La laveuse refuse de tourner à nouveau. Elle boude. Le diagnostic est sévère: il faut tout changer, la cuve, le moteur et la pompe. Je suis chanceuse madame, qu’on me dit, c’est une réparation à 2000$. Tant qu’à moi, j’ai vraiment la poisse. À ce prix-là, il aurait été moins coûteux mais surtout infiniment plus rapide de simplement la remplacer.
Après de longue semaines d’attente, toutes les pièces sont rassemblées et trois réparateurs débarquent pour un chantier de quelques heures. Après d’innombrable cling clang, on me demande de laver une serviette pour voir. Tout fonctionne. Voilà ma p’tite madame, c’est une laveuse neuve! Comme c’est grandiose, plusieurs années de tranquillité m’attendent.
Non mais là, je me roule à terre en repensant à ma crédulité.
Deux mois à peine plus tard, la laveuse récidive. Sa créativité est sans fin, c’est la pompe maintenant qui boude. Mademoiselle refuse de drainer et vider la cuve. La veille de notre départ pour 2 semaines de vacances. À ce point-là, je fouille dans les fonds de tiroir pour trouver de la patience et de la décence. Parce que la garantie ne me garantie rien pantoute. En deux ans, j’aurai dû vivre sans laveuse pendant six mois cumulatif. On me rapporte qu’on peut encore la réparer. Je tente de plaider ma cause, par pitié, remplacer la! Nonononon on doit changer la même pièce 4 fois avant d’entamer la procédure.
Mais c’est que… je n’essaye pas de profiter du système. J’essaye juste de vêtir 5 humains proprement. Avec le scandale du fast fashion et de la quantité astronomique de linge dans les friperies, ça ne m’apparaît tout de même pas viable d’acheter du linge constamment. C’est bien la beauté de la laveuse, ça rend notre linge réutilisable. C’est pas merveilleux?
Finalement, après 2 mois et 3 tentatives ratées de réparation, la compagnie a accepté d’activer le plan de remplacement. C’est comme ça que je me retrouve gaiement en direction du magasin. La vendeuse n’en reviendra pas que je refuse la garantie prolongé. « Ben voyons donc! C’est la première fois qu’un client refuse le plan de protection après un remplacement! Comme je n’en reviens pas de ma surprise! Pouvez-vous m’expliquer pourquoi donc cette décision si inusité? »
Oh avec plaisir chère vendeuse!
Asseyez-vous que je vous raconte…

c’est fou comme les histoires se répètent!!!!!
Ma nouvelle laveuse de 3 mois a eu une détresse psychologique avec sa carte-mentale et devinez quoi? Ça aura pris un autre 3 mois pour avoir la pièce. Lorsqu’elle a finalement été disponible, il faut prendre RdV pour la faire installer, un autre 2 semaines d’attente, puis le lendemain (pas la semaine suivante, non madame!), c’est l’agitateur qui a foutu sa démission. À bout de patience j’ai appelé le réparateur pr qu’il repasse, mais le billet étant fermé alors il a fallu en ouvrir un à nouveau, ce à quoi j’ai demandé qu’on remplace la machine… Après plusieurs arguments et de nouveau à bout de patience, on a prolongé ma garantie de 6mois, soit tout le temps perdu à attendre une réparation qui n’en finissait pas de finir🥴
Ce que je comprends ton dilemme et je me croise les doigts, ça fait 2 ans et 3 taches de rouille de ça…
Marraine 😘💕
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