Le confinement aura toujours eu ça de positif que j’ai pu me concentrer sur la routine à la maison. M’adapter. Établir mes repères. Ralentir. Savourer les petits moments en famille. Oui, parfois il y a de la douceur. Parfois!
Plus je me sens en confiance, plus je repousse tranquillement ma zone de confort. Étendre notre terrain de jeu au-delà de la ruelle. Sortir au parc. Aller à vélo avec la Triade chez une amie. Mais la nature me manque. Bouger. Explorer. Sortir de la ville.
Cette semaine j’ai tenté la mission suicide d’aller à la plage avec la Tribu. Je ne serais jamais revenue avec tous mes enfants sains et saufs sans l’aide de mes beaux-parents. Vraiment, c’était une superbe aventure. Bien que ça fait 2 jours qu’on s’en remet toute la gang!
Juste la logistique de traverser le stationnement pour se rendre à l’aire de piquenique m’a mise dans tous mes états. Anxiété dans le tapis. Nervosité fois mille. Je ne me souvenais pas que les vélos pouvaient rouler à 94 000km/h. Je me sentais comme maman canne qui doit mordre ses cannetons pour qu’ils restent en ligne et focus sur le droit chemin.
Je devrais peut-être m’acheter un chien de berger…
Je m’installe à l’ombre, bien loin de l’eau pour attendre les renforts et crémer tout ce beau monde. Évidemment je n’ai même pas sorti la crème solaire que déjà 3 cuillère de sable a été ingérées.
Le soulagement ultime quand je vois mes beaux-parents au loin. Je peux sortir de l’hypervigilance et respirer. Enfin nous sommes à égalité. Le reste de l’histoire n’est que douceur et simplicité.
Me restera juste à me mettre de la crème solaire la prochaine fois! Je peux enfin démontrer à la Tribu les dangers du soleil. Ça a toujours ça de positif.