– Casser la Croûte –

Le repas est, pour moi, la quintessence  de la vie de famille. Des règles bien établies à ancrer. Un code de vie à maîtriser. Des interactions sociales à peaufiner. C’est un moment de connexion obligatoire, même les soirs où je suis fatiguée. Tout ça en remplissant la fonction première de se nourrir.

C’est fascinant de voir les rituels et la dynamique changer si vite. Aussi vite que mes bébés grandissent. Je n’ai plus de bébés chez moi (Hallelujah!) et il est temps de s’adapter et de passer à la prochaine étape, la petite enfance et la quête de l’autonomie.

J’aurais des idées de grandeurs et tout changer les façons de faire. Par paresse peut-être, parce que j’aime bien rester assise une fois assise. Du luxe n’est-ce pas? Mais aussi par agacement, je suis tannée de répéter et d’expliquer. Oui un dessert? Non pas de dessert? Pour qu’elle raison dont? Folle de même, j’aimerais tout déposer sur la table dès le début, ainsi soit-il, faites comme vous voulez. C’est une technique qui existe, je n’ai rien inventé.

Mais je n’exerce pas de dictature chez moi (enfin si, un peu, le jour quand l’Homme ne regarde pas), un rituel aussi important se décide en famille, entre coparents égalitaires. Chacun pris dans son modèles personnels, c’est pas toujours facile de tout briser et de se réinventer.

Toujours est-il que cette semaine une petite modification s’est immiscée à notre table, se servir soi-même. Les enfants sont tellement contents de cette responsabilisation. Je savoure de manger chaud par le fait même. Ce simple geste a demandé de modifier une petite règle par contre. Les bras étants trop courts, ils ont le droit de se lever debout sur le chaise. Sacrilège! Ça semble grisant à les voir aller.

Je sais que ce n’est pas la norme pour toutes les familles. Je connais des enfants qui marchent sur l’îlot sans que quiconque fronce les sourcils. Dans d’autres maisons, les enfants sont servi jusqu’à 6 ans. Mais ça m’importe peu ce qui se passe dans les autres familles. Ce qui compte pour moi, c’est la discussion entre l’Homme et moi. Comment combiner nos 2 idéaux pour fabriquer quelque chose de nouveau qui nous convienne… à tous les 5.

Il est là le défi de la coparentalité.

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